Modèle social et humaniste

Les INSA sont des écoles d’ingénieur publiques créées par le philosophe Gaston Berger et le recteur Jean Capelle dans les années 60 pour accompagner le développement de l’enseignement supérieur et la démocratisation des études dans les territoires. Les instituts ont été fondés sur des valeurs sociales qui imprégnent encore aujourd’hui fortement leur gouvernance.

La philosophie qui sous-tend le du modèle social et humaniste INSA, est portée par les Centres Gaston Berger du Groupe INSA.

L’humanisme est inscrit dans le projet éducatif de l’ingénieur. Pour Gaston Berger, l’ingénieur, parce qu’il pense et produit la technique, a une responsabilité profonde dans le monde qu’il construit. Le projet de formation d’ingénieur INSA se fonde sur un modèle de solidarité et d’ascension sociale par l’éducation.

 

Notre idée de l’ingénieur humaniste s’exprime dans la vision de Gaston Berger, qui défend :

  • Un rapport particulier au savoir

Il y a dans l’esprit de Gaston Berger l’idée que l’INSA renouvelle complètement le rapport de l’ingénieur à la connaissance en exigeant d’articuler les savoirs scientifiques et techniques à ce qui fait sens dans et pour le monde. Ainsi, les liens entre la nature et l’artifice, entre le monde et les valeurs doivent être pensés par l’ingénieur qui interagit avec les savoirs scientifiques, techniques et humains.

  • Une vision du rôle de l’ingénieur dans la société

De ce rapport au savoir découle une position de l’ingénieur dans la société. Gaston Berger suggère alors une nouvelle définition de l’ingénieur en tant que citoyen. Sa fonction technique se charge d’une fonction politique, plaçant ainsi l’ingénieur qui façonne la Cité face à une plus grande responsabilité.

Le modèle INSA est fondé sur un humanisme scientifique, mais également sur un autre pilier fondamental qui est social. Car si l’on veut penser les usages de la technique, il faut qu'elle puisse être conçue et produite par tous et que qu'elle ne soit pas la propriété intellectuelle d’une élite. Les questions de responsabilités, d’enjeux climatiques n’incombent pas uniquement à ceux qui détiennent le pouvoir. C’est pourquoi nous avons une politique d’ouverture sociale très ancrée, très forte. Notre réponse passe avant tout par le recrutement de tous les talents, pour lutter contre le sentiment d'exclusion et l'autocensure et pour que l’ensemble des citoyens puissent être formés et agir grâce à une éducation d’excellence. On évoque souvent l’exclusion des citoyens mais l’éducation est le meilleur vecteur d’inclusion. La confiance et la coopération passent aussi par l’inclusion des femmes dans les sciences.